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UNE SODOMIE ET AU LIT






La tentation du velours 1

Ecrit par Orchidée
Parue le 21 08 2015
Il y a 1 commentaire pour cette histoire


Cette histoire érotique a été lue 1228 fois | Cette histoire erotique a une note de : 13.5/20

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Chère Lola,
Aujourd’hui 2 juin marque le début d’une grande aventure, je dois m’en persuader. Sinon j’aurai souffert pour rien. La décision des parents de me jeter à la rue ne m’a pas surprise ce matin, ils ont mis leur menace à exécution juste après mon 18ème anniversaire. Tant pis, je ne laisse pas derrière moi un passé glorieux empli de souvenirs impérissables, exceptés ceux vécus avec toi, mon amie d’enfance.
Par chance, Alain – le frère de mon père – avait anticipé la réaction des parents. Il était là à ma descente du train en gare d’Austerlitz. Un court trajet en métro, et je prenais possession du petit studio près de l’Hôtel de ville que ma dernière attache familiale laisse à ma disposition. Si tu voyais mon nouveau royaume, tendre Lola, tu comprendrais pourquoi j’y suis déjà attachée. Mon oncle ne s’est pas attardé, un Eurostar à ne pas manquer pour retrouver sa vie londonienne. Dommage, les instants passés en sa compagnie sont trop courts. Mais il n’a pas manqué de me rappeler ma promesse en échange de son aide, je dois reprendre mes études.

Combien de fois avons-nous évoqué Paris, ma douce amie, la possibilité de nous y épanouir ensemble. Les aléas de l’existence en ont par malheur décidé autrement. Tu dois te consacrer à ta formation d’infirmière, je retournerai en cours de littérature à la rentrée prochaine. Il ne me reste que la possibilité de te raconter par lettres les derniers événements. Tu comprendras, j’en suis sûre, mon désir de ne pas rester seule pour une première soirée dans la capitale. Je brûlais d’impatience de connaître mon nouveau territoire : le Marais. Le hasard fait parfois bien les choses, habiter à deux pas du quartier gay était une occasion à ne pas rater.

La présence des deux nanas enlacées devant la porte du bistrot, une cigarette à la main, se réfléchit comme une publicité décalée dans mon cerveau embrumé. Un pas timide m’amena face à la carte. Á la place du menu, l’avertissement était clair :
« Ouvert du lundi au samedi, de 17 heures à 2 heures du matin. Entrée interdite aux hommes non accompagnés. »
Vouloir était une chose, oser en était une autre. Les filles cessèrent de s’embrasser, curieuses de connaître ma réaction. L’une d’elles me lança un salut amusé, sa copine m’encouragea d’un sourire. J’ignore si j’aurais eu le courage de franchir le pas sans leur intervention.
Un endroit réservé aux femmes attirées par les femmes, j’en rêvais. Mais c’était quoi être lesbienne dans le subconscient d’une petite provinciale à la recherche de sa vérité ?
Tu m’as manquée, chère Lola, au moment de passer la porte de l’établissement. Même si ton attirance va aux garçons, tu m’aurais accompagnée pour me soutenir, et nous aurions ri de notre niaiserie. Un élan irrésistible m’entraîna donc de l’avant.

– Bonsoir, lança la serveuse. Vous désirez ?
Surprise de l’interpellation directe, je m’approchai du comptoir de zinc.
– Un jus d’orange, osai-je d’une voix intimidée.
– C’est la première fois que vous venez ? me demanda la jeune femme brune vêtue d’une chemise nouée à la taille sur un jean, soucieuse de me mettre à l’aise.
Je répondis d’un signe de tête, agacée par ma nervosité.
« Bonsoir ! » balança une autre voix.
L’éclat du sourire béat soudainement gravé dans le visage poupon de la serveuse m’incita à faire un demi-tour. Se tenait dans mon dos une grande femme d’une quarantaine d’années, fière sans arrogance, un peu comme notre professeur d’anglais au Lycée ; tu te souviens sans doute, ma chère amie, de mlle Delaire. Bref ! Á la manière de se regarder, il ne faisait aucun doute que ces deux filaient le parfait amour.
– Je m’appelle Hélène, souffla l’arrivante, appliquant ses joues sur les miennes.
– Anaïs, balbutiai-je, abasourdie de la bise amicale.
– Sois la bienvenue dans mon modeste bistrot. N’hésite pas à demander à Gaëlle ou à moi en cas de besoin.

Annoncée par la gérante du bar vers 19 h 30, la clientèle formée d’une trentaine d’habituées s’éparpilla entre le comptoir et les tables dans une ambiance bon enfant.
Zut alors ! Je m’attendais à subir les regards comme un morceau de viande sur un étal, au lieu de ça ma présence passait inaperçue. Ma première apparition dans un bar lesbien ne provoquait aucune réaction. A mourir de rire, chère Lola, ou plutôt de honte. C’est bien cette impression qui me rattrapa, au point de désirer prendre la fuite. Les habituées du lieu étaient du genre à porter la tignasse courte, un débardeur sur un jean. Alors imagine une nana en petite robe d’été à la longue chevelure claire, repérable comme un bouton sur le nez.
– Oups ! Désolée, lança une voix tout près de moi.
Le temps de tourner la tête sur la droite, je sentis mon bras emprisonné dans une main douce. L’inconnue essuya de son autre main le liquide froid qu’elle avait renversé. Le geste ressemblait à une caresse.
– Heureusement que ce n’est pas sur le tissu, dit-elle à la volée.
De nouveau la honte s’empara de moi. Quelle idée de me saper ainsi ! L’inconnue souleva mon menton d’un doigt, ses grands yeux sombres de biche sondèrent mon regard.
– Hé ! je ne me moque pas. Tu es craquante dans ta robe. J’en porte aussi, mais là, je n’ai pas pris la peine de me changer après le boulot.
Rassurée par le timbre à la fois doux et espiègle, je dévisageai l’inconnue. Un joli carré mi-long brun encadrait l’ovale doux du visage, on apercevait sous la longue mèche au raz du regard des sourcils bien dessinés. Le nez fin, droit, surplombait une petite bouche aux lèvres charnues.
Le chemisier blanc écru ouvert sur une gorge appétissante, les seins libres flottaient sous le tissu. Le pantalon de lin blanc moulait des cuisses fuselées sur de longues jambes. Je regrettai de ne pas voir ses fesses, mon péché mignon. D’un âge indéfinissable, entre 20 et 30 ans, elle était d’une beauté naturelle, sans tape-à-l’œil.
– Tu fais quoi comme travail ? si elle me tutoyait, je devais en faire autant. La question avait fusé, juste pour la faire parler. Le timbre de sa voix me retournait.
– Je bosse dans une agence de casting.
Le souvenir de la publicité pour Coco Mademoiselle envahit mon esprit. La coiffure était différente mais…
– Dans une agence, pas pour une agence, gloussa l’inconnue devant mon air ahuri. Je ne suis pas mannequin, je les recrute. Je m’appelle Sarah, et toi ?
– Anaïs, dis-je, décontenancée.
Ô Lola ! Jamais je ne m’étais sentie aussi paumée. L’inconnue avait tout pour me séduire, la beauté, l’assurance, et pourtant elle me faisait peur. C’était comme si j’étais attirée par un feu, sachant le risque de m’y brûler. Sans doute aussi, l’inexpérience jouait en ma défaveur.
– Parle-moi de toi, susurra Sarah, comme pressée d’en apprendre sur une ingénue. Tu donnes l’impression de porter un malheur trop lourd pour tes épaules.
Qui étais-je ? Le savais-je alors que ma vie venait de basculer ? Je racontai mon enfance vide dans un bled de la banlieue d’Orléans, parmi 3000 habitants à l’esprit étroit, refusant d’évoluer avec le monde. La sensation d’être différente dès les prémices de l’adolescence, le rejet du modèle social imposé, le refus de la soumission aux garçons, puis à un garçon qui serait devenu mon époux. Car je regardais les filles en secret. Sans en connaître la raison, je n’étais bien qu’en leur présence, ne trouvais de beauté que dans leur sourire, et d’attirance que dans leurs formes rondes. Toute manifestation de machisme m’était insupportable.
Prévenir les parents m’avait semblé honnête, leur mesquinerie s’abattit avec la violence de l’orage. Contrainte de quitter le domicile parental à tout juste 18 ans, je venais d’emménager seule dans le pied-à-terre parisien d’un oncle vivant à Londres.
– Et tu es entrée dans ce bistrot à la recherche de réponses. Même si je doute que ce soit l’endroit rêvé pour cela.
Sarah me décontenançait, cela devenait une habitude. La main attendrie sur mon bras nu m’arracha un soupir, savant mélange d’inquiétude et de volupté.
– Je passe embrasser Hélène et Gaëlle qui sont adorables, mais la clientèle ici n’est pas du tout mon genre. Je suis une lipstick.
Devais-je passer la soirée à jouer l’ahurie ? Sans doute. Mon interlocutrice commanda deux verres. Je l’évaluai une nouvelle fois du regard, incapable de ne pas la trouver belle.
– Si tu m’avais croisée dans la rue, tu aurais deviné que je suis attirée par les filles ? Non, bien sûr. Les lipsticks sont d’allure féminine, certaines se maquillent, elles portent la jupe ou la robe comme le pantalon. Nous revendiquons notre sexualité, mais nous voulons passer inaperçues. C’est le concept de la lesbienne invisible. Assez parlé de moi, raconte-moi ce qui t’amène ici.
La première gorgée du cocktail me réchauffa la gorge.

Une partie de la soirée s’écoula ainsi, à évoquer ma courte vie face à une inconnue charmante et charmeuse au bout du comptoir d’un bar lesbien du Marais, le quartier gay de Paris. Sarah savait écouter, provoquer même les confidences, elle parvenait presque à me mettre à l’aise, moi, la provinciale timide. Ma belle interlocutrice pouvait, par quelques interventions intelligentes, sans donner l’impression de s’imposer, provoquer la narratrice qui sommeillait moi.
– Blabla, blabla, blabla… Voici donc pourquoi je suis arrivée à Paris ce matin. Mon oncle me prête son petit appartement, à quelques rues d’ici, à la condition que je reprenne mes études à la rentrée. Il s’occupe des démarches avec la Sorbonne.
– Laisse-moi deviner, s’amusa Sarah, tu vas entrer en section de lettres modernes. Á la manière dont tu parles, tu aimes écrire. Je parie que tu t’éclates à rédiger un journal.
– Euh… fis-je, décontenancée par la pertinence, oui pour les études mais pas pour le journal, j’entretiens une correspondance avec une amie d’enfance. C’est idiot…
– Non ! me coupa-t-elle en prenant mes mains dans les siennes. Coucher ce qui t’arrive sur le papier permet de cerner tes émotions, de comprendre les aléas du monde qui t’entoure, alors ce n’est pas idiot.
On parlait depuis un bon moment, j’avais avalé un second cocktail, la pendule au-dessus du comptoir affichait 22 heures, le temps passait à une vitesse folle, et la douceur des mains sur les miennes attisait en moi un désir inconnu.
Il nous était arrivé de nous embrasser, ma tendre Lola, pendant nos années au collège. Tu t’en souviens ? La première fois c’était dans ta chambre. On avait joué à touche-pipi aussi, histoire de faire connaissance avec ces nouveaux corps que la nature nous offrait à la puberté. Plus tard au lycée j’avais éprouvé le désir d’embrasser une fille, de ressentir sa chaleur, mais jamais au point de franchir le pas. Mes jeux en solitaire ne concernaient que moi : des attouchements sans fantaisies aux résultats contrastés, balbutiements d’un plaisir dont j’ignorais tout, impossible à maîtriser. Personne jusqu’à ce soir, pas même toi mon amie adorée, ne s’était imposé à mon esprit comme l’expression du fantasme absolu. Une idée pas très sage m’effleura, amenée par quelques morceaux de house-music.
– Tu me fais danser ?
Mon audace me parut en cet instant de l’impertinence pure, je blêmis d’avoir peut-être tout gâché dans ma précipitation. J’aurais pu lui dire un banal « On va danser. » plus conventionnel, mais je tenais à faire passer le message. Aussi je m’attendais à être remise à sa place.
Sarah sourit, la brillance dans ses yeux de biche s’accentua, elle m’entraîna sans dire un mot sur la piste de danse entre le comptoir de zinc et les tables.

Le mouvement circulaire des ses hanches s’adapta au mien, à distance respectueuse, presque trop, sans cesser de me contempler. Je compris sans tarder l’éloquence du regard dans le mien, aussi je laissai parler mon corps au rythme de la musique. Le balancement des bras de Sarah autour de mon cou, puis le long de mon buste, semblait redessiner ma silhouette. J’attendais avec impatience de sentir les mains de ma cavalière sur mes hanches, ou dans mon dos, n’importe où sur ma peau. Mais non, pas le moindre effleurement. Alors, en prenant garde de ne rien brusquer, je raccourcis la distance entre nous.
Amusée de ma tentative de rapprochement, Sarah me contra en lançant un collé serré de côté. Elle répondit alors à chacun des mes mouvements vers la droite par une torsion vers la gauche, comme pour m’échapper. Son regard rivé au mien disait qu’elle n’irait pas loin. Ça devenait chaud, au point que la piste s’était vidée autour de nous. Mais, pour la première fois, je m’en fichais de me donner en spectacle.
Le rythme de la musique ralentit encore, pour un slow véritable. Sarah reprit sa position de face, et m’enlaça enfin. Je ne pus retenir un frisson. Ses mains entrèrent en mouvement entre mon dos et mes hanches, prodiguant des caresses inconnues, enivrantes. Elle lécha sa lèvre inférieure d’un coup de langue humide, érotisme suprême, avec une lenteur consommée. Sa poitrine se frotta contre la mienne qui durcit, soudain à l’étroit dans le soutien-gorge. N’y tenant plus, je baissai les yeux un instant dans l’échancrure de la chemise de ma cavalière. J’imaginai ses tétons contre les miens, et me retins avec peine de prendre ses seins à pleines mains, une chaude moiteur s’empara de mon entrejambe.
J’en étais toute retournée, chère Lola. C’est donc ça le désir ? Ressentir la transformation de son corps jusqu’à mettre son âme à nu, percevoir une présence par chacun des pores de sa peau, souhaiter se fondre dans l’autre au point de ne plus faire qu’une seule entité.
J’attendais un baiser, je l’espérais, chaque parcelle de mon être criait d’accepter l’évidence de ce qui allait se passer. Mais Sarah n’en profita pas. Elle continua de m’observer, de sonder mon regard, de rester spectatrice face à la perte de mon innocence. Je me sentais belle dans ses yeux, alanguie dans ses bras, décidée à tout lui donner de moi, pourtant elle ne prit rien de ce qui lui était offert. Comme si ce n’était ni l’instant ni l’endroit.
Sarah saisit ma main à la fin de la musique, et me ramena sagement près du comptoir. Son expression redevint celle d’une gentille jeune femme au comportement amical. J’en étais sonnée.
– Si j’avais dansé comme ça avec un mec, avouai-je grisée par l’alcool, il m’aurait sauté dessus sans hésiter.
– Sans doute, mais je n’en suis pas un. Profiter d’un instant et tirer profit d’un instant de faiblesse sont deux choses différentes. Je vois que tu n’as pas l’habitude de boire, ça aurait été malhonnête de ma part.
– C’est vrai que je suis un peu partie. Tu veux bien me raccompagner ?

La nuit étalait son insondable beauté sur Paris. Je vivais le premier instant romantique de toute mon existence. Arrivées trop tôt à mon goût au bas de l’immeuble, je n’étais pas pressée de quitter ma belle inconnue. On était sur le trottoir à se regarder, il n’y avait qu’une façon de prolonger cet instant magique.
– Tu montes 5 minutes ?
J’en avais tellement envie que les mots s’étaient échappés de ma bouche, sans le vouloir. Sarah hésita sur la conduite à tenir pour la première fois, pas longtemps, peut-être afin de jauger ma détermination. Je savais que si elle acceptait l’invitation, j’irais jusqu’au bout. Ce fut à moi de lui prendre la main cette fois, pour l’entraîner vers mon nouvel appartement. Une pensée me fit sourire en grimpant les marches jusqu’au 1er étage, je n’avais pas eu le temps de salir, j’étais certaine de la recevoir dans un endroit propre. Mais, au moment de mettre la clé dans la serrure, Sarah me retint dans l’embrasure de la porte.
– Rentre seule, c’est mieux. Tu veux que je passe demain matin avec les croissants ?
L’état d’ébriété m’empêcha sans doute de pleurer. Peut-être aussi ne l’aurais-je pas invitée sans ce même état.
– Á 9 heures, c’est bien ?
– Je serai là sans faute, murmura Sarah avant de poser un baiser léger sur mon front. Puis elle disparut dans l’escalier.

Tu vois, douce Lola, c’est sans doute là que se tient la grande différence entre les mecs et les nanas. Je n’aurais pas dormi seule si j’avais été hétéro, car un garçon aurait profité de l’occasion. Je ne dis pas que c’est bien ou mal, juste différent. Nous n’avons pas la même conception des relations humaines. Notre vision du désir, du chemin à parcourir avant de le concrétiser, est bien plus complexe.
Nous en reparlerons, mon amie, je te laisse pour ce soir.



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