L’enfer d’ante Au vice de luxure elle fut si rouée, Qu’elle fit dans sa loi la licence licite, Afin d’ôter le blâme où elle était conduite.
La divine comédie de Dante Chassant mes craintes innocentes, Attirée par la douce pente Dans ce couloir de l’attente Je franchis la porte angoissante.
Frappée d’une lueur ardente Inondant sa mine confiante Figée, je restai rougissante.
Sa voix chaude sécurisante Me fit passer de si charmante Au statut de resplendissante.
Je ne pus qu’être obéissante Tout en étant concupiscente Chassant la morale contraignante, Sa main pourtant si rassurante Était devenue affolante.
Elle me rendait si consentante.
Je me surpris même impatiente, Captive d’une spirale enivrante.
L’approche se fit plus troublante Dans ma lingerie froufroutante.
L’attente devint exaspérante Pour la gourmandise de ma fente Où sourdait la coulée bouillante Dans ma vallée si buissonnante.
L’attaque mâle fut foudroyante La chose dure et turgescente Me rendit folle et haletante.
Je n’en sortis que pantelante, Ecartelée, sanguinolente, Ma grotte ouverte toute béante M’offrait au diable en jeune amante Dans l’enfer de mes chairs poissantes.
Je n’étais plus une innocente Je ne fus même pas repentante… Je quittais l’ère adolescente Lui en avait plus de cinquante !