Claire poussa un long soupir dont l’écho résonna à l’infini dans toute la pièce, lorsqu’il s’échappa de sa gorge.
La tête renversée en arrière, les lèvres entrouvertes, les mains serrant très fort les draps, les jambes écartées, elle ne put retenir longtemps le flux de sensation qui déferlait en elle.
Frissonnante, le corps tendu de désir, elle se contractait sous le plaisir des caresses prodiguées par Lauren.
Haletante, le cœur battant à tout rompre, elle tentait de recouvrer ses esprits, en vain.
L’intensité des caresses la projeté vers une jouissance incontrôlable.
Elle eut juste le temps d’entendre ce murmure à son oreille qui lui disait.
« Que tu es belle.
» avant d’être submergée par un deuxième orgasme qui la fit défaillir, et lui fit atteindre les sommets jusque là méconnus.
A demi inconsciente, elle s’entendit prononcer ses mots.
« Non, s’il te plaît...arrêtes...assez...assez.
» Claire entendit cette voix qui lui répondait.
« Pourquoi….pourquoi pas, laisses-toi aller…»
- Non, je ne peux pas, c’est trop fort...je n’arrive pas à me contrôler, bafouilla-t-elle.
- Ne contrôle rien, laisses-toi dévaster par le plaisir, tu es si belle lorsque tu jouis, lui murmura Lauren.
Regardes ton reflet dans le miroir, regardes comme tu es belle.
Claire put difficilement ouvrir les yeux pour se voir dans l’immense glace fixée au plafond.
Ce reflet dans ce miroir ne le choqua nullement.
Elle s’y voyait allongée dans ce grand lit au draps de soie rouge, les jambes ouvertes, offertes, rougeoyante de plaisir, les seins enflés, les bouts érigés, ses lèvres intimes gorgées de sang, son clitoris extrait de son écrin, les cheveux en bataille.
Une lueur sauvage et fascinante se reflétait dans ses yeux.
La femme qu’elle voyait était tellement différente d’elle, si indécente.
Elle ne détourna pas son regard du miroir.
Elle vit ses doigts glisser dans les cheveux de Lauren, pour ramener encore plus sa tête vers sa chatte.
Elle se vit écarter encore plus les cuisses pour faciliter l’accès, se contracter quand la langue la pénétra, se cambrer quand elle lui léchait son petit bouton, but le nectar qui s’échappait de son corps.
Et alors que sa vision se brouillait, elle s’entendit haleter pour crier.
- Oh oui...oh oui…
Avant d’être violemment envahi par une vague de plaisir, une de plus, d’une rare intensité, qui la fit se tordre dans tous les sens, et lui arracha des gémissements entrecoupés de plaisir et de plaintes inaudibles.
Dans un éclair de lucidité, elle se demanda à combien d’orgasmes elle en était depuis le début de la nuit et de leurs torrides ébats.
Elle s’était arrêtée de compter à trois, quatre ou cinq.
Et tout compte fait, elle se fichait finalement du nombre.
Toujours est-il que ce soir, les deux ingrédients étaient réunis et allaient en s’intensifiant.
Elle n’aurai jamais cru avoir plusieurs orgasmes, et n’avait jamais soupçonné d’être dotée d’une telle libido.
Elle aimait ça !
Dieu qu’elle aimait ça, et elle en redemandait.
De quelques amants qu’elle avait eu, aucun homme ne lui avait procuré autant de sensation et de plaisir.
Depuis sa rencontre avec Lauren, elle se sentait différente.
D’abord quelque chose d’indéfinissable s’était déclenché en elle.
Puis, elle avait eu ce sentiment bizarre de braver les interdits, qui avaient finis par se transformer en une excitation grandissante.
Leur relation était récente, à peine trois semaine, deux déjeuners et d’innombrables échanges.
C’était leur premier tête à tête ce soir.
On lui avait fait le coup classique.
Repas délicieux fait maison arrosé d’un moelleux enivrant, musique sensuelle et langoureuse..
Il y avait eu des rires, des silences, un peu de gène très vite effacés par des regards, un baiser, une main, un doigt.
Elle était loin le fille timide et réservée, limite coincée.
Elle avait laissé la place à cette femme sensuelle, sauvage, brûlante, impudique, qui découvrait une autre sorte de plaisirs plus intense.
Plus vaginale que clitoridienne.
Tenta-t-elle de s’interroger entre eux spasmes ?
L’index et le majeur dans la chatte, la langue titillant le clitoris ?
Elle fut incapable d’y répondre.
Dieu, quand est-ce que cela s’arrêtera-t-il ?
Mais voulait-elle vraiment que ça s’arrête.
- Ne te contracte pas, ma chérie, détends-toi, arrêtes de penser, profites en, murmurait Lauren veillant à son plaisir.
C’est bon, tu aimes ?
J’aime que tu aimes Claire.
Se savoir belle et désirable était un sentiment qu’elle appréciait.
Elle se sentait flattée de toutes ses attentions, et aurait pu profiter égoïstement de son plaisir à l’infini.
Mais elle voulait partager.
- Laisse-moi te caresser aussi, proposa-t-elle dans un souffle.
Lauren ne répondit- pas, remonta progressivement depuis son bas ventre jusqu’au creux de ses reins, glissa sa langue dans son nombril, mordilla et suça un bourgeons, puis le deuxième, et atteignit enfin le visage de Claire.
Leur regard se croisèrent, leurs lèvres se soudèrent, leur langue se nouèrent dans un baiser passionné.
En proie en à un tourbillon d’émotions, Claire ne savait plus ou donner de la tête.
Les doigts experts qui jouaient avec son petit bouton la rendait folle.
Elle n’avait qu’une seule envie...hurler.
Elle n’était plus que soupirs et vibrations, alors que la cadence s’accélérait.
Ne sachant plus à quoi s’accrocher, elle ferma les yeux, haleta, et crut que son cœurs s’était arrêté de battre.
Sa tête explosa littéralement, tant elle jouit violemment.
Elle faillit se casser un ongle, tant ses doigts serraient le bord du lit.
C’était bien des larmes qui coulaient le long de ses joues.
Des larmes de plaisir.
Et à cet instant précis, elle se sentit inexplicablement libérée, comblée, apaisée.
Elle sentit ses jambes s’engourdir, et ses paupières s’alourdir.
Sa respiration retrouva petit à petit un rythme normal.
Détendue à l’extrême, Claire ne put résister plus longtemps à l’appel de Morphée qui lui tendait les bras, et n’entendit pas la voix de Lauren lui susurrait émue.
« Ton plaisir et mon plaisir » , ma chérie.
Son joli minois et sa position fœtale donnait à Claire un air juvénile et insouciant.
De l’index, Lauren dessina le contour de ses lèvres intimes, le dôme de son clitoris, et s’amusa de la voir dormir déjà les poings fermés, complètement épuisée.
Attendrie, elle descendit, aspira le bouton de tout les plaisir, se colla à elle, cherchant la chaleur de son corps.
Elle passa une jambes par dessus les siennes, s’endormit à son tour, leur corps simplement couvert par la douceur de leur caresses.